Discours à la Fête de la Liberté

📅 19 septembre 2026 · Yerres

← Retour au Blog
Jacline Mouraud — discours à la Fête de la Liberté

Mes chers amis,

La France est un pays merveilleux. Chez nous, il n’existe pas un centimètre carré de terre qui n’ait pas son histoire, pas une commune qui n’ait son clocher et pas une région qui n’ait de traditions. Nous condensons en un seul pays la beauté de toutes les nations du monde, et nos racines sont ici, et elles sont profondes.

Les Français forment un peuple exceptionnel, aux valeurs admirables d’abnégation, de courage, d’honneur et de dignité. Dans toutes les tempêtes, nous nous sommes relevés, dans toutes les attaques, nous avons fait preuve de force d’âme et dans toutes les ignominies, nous avons trouvé l’énergie de nous en sortir.

Vous m’avez découverte en octobre 2018 lorsque la flèche de l’histoire s’est arrêtée sur la femme ordinaire que je suis. Ce jour, j’ai dit tout haut ce que plus de 80 % des Français pensaient tout bas. S’en est suivi le bruit des ronds-points exposant la colère des habitants des territoires oubliés qui connaissent le prix de l’effort perpétuel pour vivre voire pour survivre. Les Gilets Jaunes ne sont pas une révolte contre la France, c’est un cri d’amour blessé de Français méprisés, sur-fiscalisés, ignorés, écrasés et bâillonnés par le système. Je sais que je n’ai plus à vous prouver mon engagement pour la liberté d’expression, pour la ruralité ainsi que pour la France patrimoniale, historique et chrétienne.

Mais voilà. Nous avons été trompés par des politiciens véreux plus habiles à gérer leurs petites carrières qu’à travailler pour le peuple qui les a élus. Trahis par de belles promesses jamais tenues, que tiennent ces pourfendeurs de campagne qui nous oublient sitôt le siège obtenu. Vendus à la découpe, comme un vulgaire bien dont ils se débarrassent pour nous appauvrir et nous mettre à nu.

Et oui mes amis je vous le dis, la France est perclus de douleurs et où que vous regardiez, les Français souffrent. Mais nous sommes là pour rendre la France à elle-même et la revitaliser afin qu’elle retrouve sa lumière et sa grandeur. Car tout part de la France et il faudra plus de bonnes volontés que de belles paroles.

Mon constat

Ils ont affaibli la société par l’entremise d’un féminisme idéologique. Ils ont exacerbé le communautarisme pour organiser le chaos. Ils ont orchestré notre dénonciation par la mise en place de l’inversion des valeurs. Ils ont construit notre insécurité année après année, par, notamment, la programmation d’une immigration incontrôlée.

Mais, me direz-vous, tout cela pour aboutir à quoi ? Et bien les amis, je vous le dis, la finalité a toujours été d’écraser la France chrétienne, la France catholique, la France fille aînée de l’Église, la France éternelle et son peuple de Gaulois réfractaires. Et pour se faire, il leur fallait procéder à de savants « correctifs » bien ciblés.

Les Français sont trop attachés à leur histoire : modifions-la ! Les Français sont trop croyants : brûlons les églises ! Les Français sont trop résistants : judiciarisons-les ! Les Français sont trop libres : assaillons-les de normes et d’interdits ! Les Français sont trop Français : diluons ce pays dans une Europe fédérale !

Mais ils ont commis une erreur et c’est celle de compter sur l’endormissement des gens. Vous êtes la preuve aujourd’hui que le réveil des peuples est acté parce que vous avez ouvert les yeux sur la vérité. Et la vérité ne peut plus être contenue, pas même à l’intérieur d’une IA manipulée. Nous sommes passés de l’État de droit aux droits de l’État. Regardez-les, par leurs actions, ils témoignent contre eux-mêmes.

À cet État en pleine dérive orwellienne, qui rêve de mettre tous les Français sous tutelle, je dis ceci : nous avons des droits et nous ne les abandonnerons pas à vos plans dictatoriaux qui organisent notre soumission. En revanche, vous, vous n’avez aucun droit ni sur la France ni sur les Français. La France appartient aux Français. Elle est née de leur labeur, de leur travail, de leurs larmes, de leur courage, de leur patience et de leur foi.

Nos droits

Notre premier droit, c’est celui de choisir notre destin. Rien n’est pire pour un Français que de se sentir trahi et de ne jamais pouvoir prendre une décision par absence de consultation.

Notre second droit, c’est le droit à la vérité. C’est parce qu’ils se sentent de plus en plus menacés par la mise en lumière de la vérité, qu’ils cherchent à tout verrouiller.

Notre troisième droit est le droit à la liberté. Ils veulent « domestiquer » le débat public alors que la démocratie autorise et même encourage le droit d’exprimer librement ses opinions sans être menacé ni ostensiblement espionné sur tous ses réseaux. Oui, aujourd’hui la liberté de penser est menacée par la censure.

Je pense que maintenant, la France mérite mieux que des querelles de boutiquiers à la devanture propre, au magasin achalandé mais à l’arrière-boutique malsaine, morbide et malfaisante. J’ai appris sur le terrain que la colère sans projet ne suffit pas, que la sincérité sans organisation se dissout et que la liberté sans État de droit devient la loi du plus fort. J’ai vu comment mon propre message en 2018 a été détourné, récupéré et travesti.

Un projet pour la France réelle

J’apporte donc mon soutien à Nicolas Dupont-Aignan car il porte un projet gaulliste, souverainiste, attaché à la France réelle, pas à la France des technostructures et des commissions. Un projet qui dit non à la soumission aux intérêts étrangers, oui au travail, oui à la production, oui à la justice sociale, mais avec une justice qui commence par le respect de la loi pour tous.

Là où d’autres surfent sur la peur ou la haine, Debout La France propose des décisions dans lesquelles j’ai retrouvé l’essentiel de ce pour quoi des millions de Français se sont levés en 2018 : de la dignité, de la souveraineté, de l’exigence.

Le référendum d’initiative citoyenne, le vote blanc pris en compte, la proportionnelle, le contrôle des frontières, le « produire en France », l’hôpital, l’école, la ruralité… Ce ne sont pas des slogans, c’est une méthode : celle de la souveraineté populaire appliquée.

Je le soutiens parce qu’il est le seul, aujourd’hui, à articuler ensemble trois urgences que je ne sépare pas : la souveraineté de notre droit, de notre économie, de nos données, de notre parole. Nous gardons les clés de la maison, l’État de droit, une loi qui s’applique partout, pour tous, sans zones de non-droit. La démocratie concrète avec des référendums, un parlement écouté et des citoyens qui comptent.

Mes amis, nous sommes aujourd’hui dans des tourments, et il est inutile de le nier : plus le sommeil est profond, plus le réveil sera douloureux. Nicolas Dupont-Aignan a été député pendant 27 ans. Il a trois fois porté un projet présidentiel. Il n’a jamais dévié de sa ligne gaulliste. Il n’a jamais accepté que Bruxelles décide à notre place. Ce n’est pas de la nostalgie : c’est de la fidélité.

Mes chers amis, vous savez tous que peu importe la distance parcourue par un cours d’eau, il n’oublie jamais ses origines, comme vous savez tous que les ténèbres précèdent toujours la lumière. Il suffit que vous aimiez la France pour que le succès soit au rendez-vous. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. Notre trésor, c’est la France, et notre cœur lui est totalement et entièrement dévoué.

Vive la France !

Jacline Mouraud